YOU and ME . . . What else ?

YOU and  ME . . . What else ?
Maintenant encore, mon coeur de verre est toujours noué.
Il n'y a personne qui me connaisse vraiment.
Je riais faussement, et je me sentais toujours seule quelque part.
Je ne crois qu'en toi, c'est le refrain que je ressens.

Même si nous sommes troublées par la tristesse du monde,
Je garderai ta lumière.
Tu n'as pas besoin de me promettre quoi que ce soit.

Sans hésitation, je vis ma destinée et continue à me battre.
Si je suis avec toi, nous serons sûrement ensemble pour toujours.
Et ensemble, on ira vers l'avant, même s'il n'y a rien à faire,
Et je continuerai à te protéger de mes mains par tous les moyens.
DARLING

Alors, ça ira même si d'autres pêchés douloureux se produisent,
Tant que je reste avec toi,
Même si nous nous tournons contre les vagues du monde.


Je suis dans le parc où je vais d'habitude,
Et je regarde le paysage nocturne sur une pente.
Depuis des années, c'est mon endroit préféré,
Chaque fois que j'ai un soucis, je viens ici.
Comme à cette époque, je me dirige vers mes rêves
Même si je n'arrive pas à les réaliser.
"Peut-être que c'est terminé maintenant",
Me dis-je certains jours où je me sens faible.
Mais chaque fois, je me souviens
De ce ciel dans lequel je cherchais une étoile filante.
Le voeu que j'avais fait quand je t'ai vu
N'a toujours pas changé, même maintenant

Ah, tu te souviens encore de notre rêve, n'est-ce pas?
Tu es mon rêve !
Ah, ton plus long voyage ne fait que commencer,
Oh, il faut y aller maintenant.
Ah, je n'ai pas oublié ce qui s'est passé ce jour-là.
Tu es mon rêve !
Ah, nous ne pourrons jamais retourner à ces jours passés.
Mon coeur toujours enflammé se dirige vers le lendemain qui change.
Alors, je parcourerai la distance.

# Posté le samedi 04 avril 2009 04:54

Modifié le dimanche 12 avril 2009 04:24

Fin Monochrome ?

Fin Monochrome ?
Tels le noir et le blanc évoquent notre rencontre monochrome
Un geste froid me fait signe
Cet espoir, la nuit, amène le matin mais en vain
L'automne impitoyable, qui trace fortement une cicatrice, est arrivé

Au milieu de l'obscurité, mon destin se tient, mêlé de désepoir.
Le clair de lune blafard illumine faiblement ma tristesse.
Guidée par le secret que tu m'as confié,
Je traverserai le calme de la nuit pâle.

Quoi qu'il arrive,
Je continuerai à chercher le seul véritable amour
Tes yeux seuls reflète ce que je veux voir du monde.
Si je pouvais, je t'emmènerai avec moi,
Et ce serrait tout

Avec douleur je te le confie
Les nuits passent et mon rêve ne se réalise toujours pas
Mais demain est un jour nouveau
J'ai commencée à aimer la nuit un peu plus depuis

Avec ce doux, chaleureux et néfaste baiser
Emplit moi de couleurs comme si c'était la dernière fois
Que la lune brillera sur nous
Ne me laisse pas seule, devine le déjà et colorie moi

Le Lacrimosa
c'est brisé et a disparu au loin,
Et maintenant, une fois encore, je veux aimer ce monde éclatant.
Je garderai ce rêve caché au fond de mes yeux,
Jusqu'à ce que ces larmes tombent sur mon coeur souillé.


# Posté le jeudi 19 mars 2009 05:21

Modifié le vendredi 20 mars 2009 15:08

Le nombril des femmes [Dominique Quessada]

Le nombril des femmes [Dominique Quessada]
Certaines femmes sont dans les ordres.
Elles portent de longs habits qui couvrent entièrement leur corps, et parfois de grandes coiffes. Ces religieuses s'appellent "ma soeur" lorsqu'elles se parlent. Ce qui est d'autant plus étrange qu'elles sont raides amoureuses du même hommes dont elles sont l'épouse : un blondinet barbu trentenaire habillé en slip qui prend des poses déhanchées à la manière d' Elvis Presley en faisant le malin sur une croix. Leur mari étant également celui de leur soeur, elles devraient alors plus logiquement s'appeler "ma belle soeur".
Les religieses forment ainsi le plus grand harem familial du monde.

Les femmes regardent dans tout ce qui réfléchit : miroirs, lames de couteau, glaces, vitrines, clés, cloches de restaurant, intellectuels, reflet narcissique posé sur l'eau calme.

Les femmes se font courtiser, supplier, désirer, inviter à déjeuner et à dîner, emmener en week-end, attendre, aimer.
Et puis, par une bascule énigmatique, et comme pour payer chèrement toute cette dévotion brûlante à leur égard, ces princesses hautaines se retrouvent ensuite à laver et repasser des chemises, des chaussette et des slips d'homme pendant des années.

"Aujourd'hui, comme toujours, le robot ménager le plus automatisé des ménages est la mère". Beverly Jones.

"Sans les femmes, les hommes perdent tout intérêt, se dipensant, entre autres, de briller." Jean Castel, propriétaire du night-club éponymede Saibt-Germain-des-Prés.

Les femmes ont peur. On ne sait pas vraiment de quoi : d'un regard, d'un lieu, d'un mot, d'une image, d'une résonnace, d'un frôlement. Elles s'accrochent alors à votre bras. Elles ont besoin de vous pour savoir sur quoi elles mettent le pied, pour avoir conscience de quelque chose sur quoi elle peuvent s'appuyer, pour savoir enfin qu'elles posent le pied sur quelque, pour se rendre compte de leur poids : alors, en ce court moment, vous savez que vous n'ètes rien moins que leur sol.
Les femmes ont peur à cause de l'incertitude qui se tient au fond de leur désire, elles qui ne rêvent que de certitude.

# Posté le vendredi 13 mars 2009 08:26

...

...
[Parce que ce n'est pas simple, je ne suis pas sûr d'y être vraiment arrivé, mais je fais toujours ça quand ça va mal.
Parce que cela veut dire quoi, de prétendre que ça va mal ? Et plus mal que quoi ? Vous me répondrez par une comparaison : plus mal qu'il y a deux heures, ou deux mois. Non, ça n'est pas le problème.
Quant deux voitures, dépourvues de freins, foncent vers un mur de briques, que la première heurte le mur quelques instants avant l'autre, vous ne direz pas dans l'intervalle que la deuxième est mieux lotie.
Prêtes à fondre sur nous, la mort, les catastrophes nous guettent chaque seconde de notre vie. Et nous ratent tant de fois. Tant de virus qui nous traversent le corps sans s'incruster. Tant de pianos qui dégringolent cinq mètres derrière nous. Ou cinquante, ce qui revient au même.
Donc, à moins de remercier le Seigneur à genoux chanque fois qu'on évite une grosse tuile, pas la peine de gémir non plus quand elle nous tombe dessus. Nous ou quelqu'un d'autre.Puisqu'il n'y a rien à comparer.
D'ailleurs nous sommes tous morts, nous ne sommes jamais nés, et tout ça n'est en fait qu'un rêve.

Vous voyez qu'il y a un côté marrant.]
Huhg Laurie




Les femmes ont des idées. Souvent, vous ne les comprenez pas : elles ont des formes étranges, des formes de brume tranchante, comme celle des rêves.

Les yeux des femmes savent voir sans regarder. Il est rare de voir une femme voir. Les femmes voient tout sans que jamais vous ne puissiez dire si elles l'ont regardé.
Les femmes posent leurs yeux sur les hommes, mais ne voudraient surtout pas que cela se sache : leur pudeur (ou leur orgueil) souffrirait si l'on voyait qu'elles regardent tout.
Les yeux des femmes voient tout d'un homme : ses mains, sa nuque, la façon dont ses chaussures sont bien ou mal ou pas cirées, la forme ou la marque de ses vêtements, ses dents, ses chaussettes, sa façon de se tenir lorsqu'il est assis, sa manière d'être à table, le motif de sa cravate, la marque de sa voiture, la couleur de ses yeux aussi bien que celle de sa carte de crédit, la force de ses idées, ce qu'il regarde lorsqu'il lui parle, s'il est là ou pense à autre chose ou à une autre femme, ce qu'il veut, ce qu'il sait, ce qu'il croit savoir, ce qu'il dit, ce qu'il cache, s'il ment ou dit la vérité.
Les yeux des femmes voient tout, le général et le particulier : il savent que Dieu se cache dans les détails. Mais souvent, leur cerveau ne décode pas tout ce que lui disent leurs yeux ; par générosité, par amour, ou pour ne pas être trop déçues, là où les yeux des femmes sont des scanners impitoyable de la réalité, leur cerveau, lui, enjolive.


Les femmes ont un corps, on ne sait pas trop si elles le maîtrisent parfaitement ou si elles ne savent pas trop quoi en faire, comme s'il s'agissait d'un objet encombrant. Souvent, c'est les deux, ça dépend du moment de la journée.
Ce corps des femmes est à la fois leur fierté et leur désolation.[...]
Mais ce corps qu'elles veulent tant montrer, elles voudraient aussi le cacher.
Elles voudraient qu'on les désirent, puis qu'on ne les désirent plus, ou pas uniquement pour cela. Elles voudraient que les hommes ne les désirent pas seulement pour leur corps, mais, comme elles disent, "pour elle-même". Mais si vous ne les désirez plus, alors elles s'inquiète beaucoup et se demandent ce qui se passe.
Les femmes ont un corps qui rêve de sentiments beaux et d'intériorité. Les femmes savent que les hommes veulent leur corps, et là leur corps devient le tombeau de leurs illusions.

Les femmes souffrent : d'une souffrance qu'elles ne savent pas toujours nommer ni qualifier : elles souffrent d'idéalisme.

Les femmes ont un rapport particulier au semblant, à l'apparence, au paraître.
Peut-être le mot "parade" conviendrait-il mieux d'ailleurs, puisque en plus de parader, il s'agit aussi de parer : "Une femme ordinaire préfère la beauté plutôt que l'intelligence, car elle sait que l'homme ordinnaire voit beaucoup mieux que ce qu'il ne réfléchit", constatait avec une sagesse teintée d'antropologie le Ladies Home Journal en 1947.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 18:06

Modifié le vendredi 13 mars 2009 08:04

citations

citations
Les femmes ont une mémoire. Elles se souviennent de tout : de ce que vous avez dit, ou pas dit (surtout ce que vous n'avez pas dit, d'ailleurs).
cette mémoire qu'on les femmes est aussi l'un de leur tourments, car elles la comparent sans cesse avec la vôtre, pauvre et défaillante et sélective.

Les femmes ont des petits effondrements intérieurs.
Vous leur parlez, et vous vous rendez compte que vous avez dit quelque chose qui les a assassinées. La plupart du temps, vous ne vous en rendez pas compte, mais ça les a assassinées quand même. Elles ne savent pas si elles préfèrent que vous les réalisiez ou pas.
Vous avez dit "Je t'embrasse" à la fin d'un coup de téléphone, mais avec un fond d'indifférence, parce que vous pensez déjà à autre chose que vous avez à faire après la conversation téléphonique, et ça les tue. Ou encore, vous lui avez juste dit "Moi aussi" après qu'elle vous a dit qu'elle vous aimait, et ça la blesse. Ou aussi vous avez regardé la serveuse du restaurant avec un peu trop d'attention, sans vraiment le vouloir, juste parce que la jupe était courte ou les épaules rondes, mais c'est comme ça : vous avez regardé la serveuse, et là, quand votre regard croise à nouveau celui de votre femme de l'autre côté de la table, vous voyez son désarroi dans ses yeux, et comme vous avez honte, alors vous essayer de parler d'autre chose.

Les femmes ont de l'admiration, une admiration pour vous. Mais cette admiration est tranchante : elle ne demande qu'à se transformer en mépris.
Les femmes mettent les hommes en position de maître pour mieux, un jour ou tous les jours c'est selon, les destituer.

Les femmes n'aiment pas les modes d'emploi.
En fait, elles n'aiment pas qu'on leur parle comme à tout le monde, en général.

Les femmes disent "Oui", puis "Non", parfois même "Oui-Non". En fait, elles ne disent ni oui ni non, sans pour autant dire le contraire.
Pour expliquer cette apparence d'entorse au principe de non-contradiction, Georges Bataille écrit que "par le soin qu'elle prête à sa parure par le soucis de sa beauté, que sa parure met en relief, une femme se tient elle-même pour un objet que sans cesse elle propose à l'attention des hommes. Se dérober ne signifie pas que la proposition n'a pas eu lieu, mais que les conditions requises ne sont pas données. si même d'ailleurs elles sont données, la dérobade première, apparente négation de l'offre, en souligne la valeur [...]. Se proposer est l'attitude féminine fondamentale, mais le premier mouvement -la proposition- est suivi de la feinte de sa négation".

"Pour que l'âme trouve à être, on l'en différencie,elle, la femme, et ça d'origine. On la dit-femme, on la diffame. Ce qui est de plus fameux dans l'histoire est restés des femmes, c'est à proprement par ce qu'on peut en dire d'infamant" à dit Jacques Lacan.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 12:20

Modifié le vendredi 13 mars 2009 08:34